lundi 27 avril 2009

Province du Sud

Et pour finir en beauté, un petit tour au bord de l'océan, sur les plages magnifiques de Kribi...



Suite au prochain épisode...
et pour maintenant : RDV en Provence !
★ Caro ☆

Province de l'Ouest

Avant de rentrer, je suis allée passer quelques jours dans un autre coin du pays, à quelques centaines de kilomètres seulement, mais où la géographie est déjà complètement différente.


Les plantations de thé sont abondantes dans l'ouest du pays.
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Pour la petite histoire, Tarzan a apparemment été tourné près de ces chutes
qu'on appelle les chutes de Ekom Nkam.
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Les montagnes permettent de faire des ballades magnifiques et
découvrir des endroits fabuleux qu'on ne soupçonnait même pas.
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Foumban, le palais du sultan et son marché.
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"Timi" Cameroun !


Comme toutes les belles choses, ma mission au Cameroun a malheureusement pris fin la semaine dernière.

Elle fut, jusqu'à présent incontestablement ma plus belle mission... tant humainement que professionnellement !

Bref, je ne peux pas juste tourner cette page sans y mettre un point final en image.

Je profite de cet espace pour partager avec vous qqs photos prises en 2009, histoire de vous donner, peut-être, envie de passer vos prochaines vacances là-bas !

Et comme les plus beaux souvenirs dans les voyages restent les rencontres avec les gens, je colore ce message de visages croisés par-ci par-là, au fil des jours, au hasard des déplacements...


Femmes et enfants pygmées dans un village Baka dans une forêt dans la Province de l'Est du Cameroun...
Rencontre triste d'un peuple déboussolé par le nouveau monde et qui a été forcé de sortir de sa forêt.
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Transhumance dans la Province de l'Est.
Famille de Mbororo qui part à la recherche de nouveaux pâturages.
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★ Caro ☆

mardi 6 janvier 2009

Nouvelle Année !

Bonjour à tous,

Je profite d'être encore en France pour mettre à jour mon blog et vous souhaiter une très belle année 2009.

Je fais (encore et toujours) un petit clin d'oeil à ma Belle Etoile en ajoutant cette musique bien pêchue histoire de commencer cette nouvelle route dans la joie et la bonne humeur !


Anaïs and the Blood Arm - Do I have your attention ? (2007)

J'offre un verre à la première ou au premier qui me fait parvenir cette chanson en format mp3 afin que je puisse écouter ce morceau au fin fond de la brousse, lorsque je n'ai ni le moral, ni la connexion !

Caro

samedi 20 décembre 2008

Casa(blanca) avant Casa(mia)

Bonjour à tous,

Je profite d'être coincée à Casablanca pour vous souhaiter à tous de très belles fêtes et me réjouis à l'avance de pouvoir rencontrer un certain nombre d'entre vous de retour en France !

Je retourne début janvier sur Batouri-brousse pour très tristement fermer le projet... raisons budgétaires...

Bonnes vacances à tous, et un petit clin d'œil à la plus belle des étoiles...

Caro

dimanche 12 octobre 2008

l'Est en images

Bertoua, le 12 octobre 2008,

Bonjour à tous,

quel plaisir d'être dans la civilisation pour une nuit et pouvoir se connecter à internet !!
J'en profite pour mettre mon blog à jour et y rajouter quelques photos prises ces dernières semaines, afin de mettre un peu de couleur à mes deux précédents récits !

Je vous souhaite à tous tout le meilleur où que vous soyez sur terre,
et bienvenue aux nouveaux bébés qui doivent faire des parents heureux !

Caro

marché de Kabawa, Adamaoua


musicien et enfants Mbororo dans l'Adamaoua


une "salle d'attente" sous tente lors du triage des patients


une femme Mbororo avec son enfant ;
les boeufs, si précieux pour cette ethnie d'éleveurs nomades.


un exemple de la végétation ...


des gens du pays




le manioc qui sèche au soleil sur de grandes bâches noires




Une semaine sur l'Axe Dir

Batouri, le 28 septembre 2008

Bonjour à tous,
Voilà un moment que je n'ai pas donné de nouvelles, alors je joue du clavier et en avant !

La mission m'enchante toujours autant, bien que je n'ai pas réussi à aller visiter les 4 sites où nous avons régulièrement des cliniques mobiles; mon problème principal est le nombre de différentes petites choses à faire pour le nombre d'heure que compte une semaine... tous les matins, j'établis une liste des priorités de la journée, en ayant du mal à les hiérarchiser puisque tout semble prioritaire; et c'est un vrai casse-tête! évidemment, tous les jours il y a 150 imprévus qui se rajoutent à ma liste, et celle-ci devient d'autant plus grosse le lendemain...
Bref, j'ai depuis un mois la tête dans le guidon et toute l'équipe a décidé qu'il était temps de se poser, en dehors du bureau (qui est aussi la maison; ce qui n'aide pas à s'aérer beaucoup) pour définir le plan d'action pour 2009; car depuis un an, ce jeune projet tourne sur un rythme d'urgence, alors que la situation ne l'est plus.

Les cliniques mobiles sont très intéressantes mais nécessitent beaucoup de travail et d'énergie de la part de nos équipes : tous les matins, il faut partir à 7h avec deux land cruiser (un pour le matériel, l'autre pour le staff) pour rejoindre les sites définis, à environ 2h de piste; installer le site; consulter la population (beaucoup de malnutrution et de paludisme); ranger le site et revenir par ces mêmes routes...

En plus de ces cliniques "régulières", nous avons des cliniques "konzo", durant lesquelles nous ne traitons que les patients de la maladie de konzo : maladie négligée créée par un empoisonnement du manioc amer mal préparé et qui paralyse les membres. Ces cliniques prennent aussi toute la journée et nos équipes sont obligées d'y aller les jours où nous ne sommes pas dans les régulières, soit les mercredis, samedis et dimanches, pour des raisons de RH et matériel.

Honnêtement, je ne sais pas comment fait notre staff pour tenir ce rythme depuis un an sans vacances (la loi camerounaise autorise des congés de 24 jours après un an de contrat).
cependant, il y a des progrès : cette semaine, c'est la première fois que notre planning des chauffeurs est "off" pour le w-e entier !!!
Tout le monde m'a demandé de le prendre en photo et de l'envoyer à la coordination !
Je ne vous dis pas le sourire des chauffeurs quand ils ont vu le planning en début de semaine !
évidemment, une des priorités à court terme est de réorganiser les cliniques de manière à pouvoir envoyer, en parallèle, des cliniques mobiles et konzo...

Pour 2009, nous repensons totalement la stratégie du projet en fonction de l'évolution de la situation des réfugiés centrafricains.
nous sommes arrivés, il y a un an, pour apporter des soins aux réfugiés et nous nous apercevons aujourd'hui que nous traitons 30% de camerounais : alors pouvons nous toujours dire que nous sommes dans cette province pour les réfugiés uniquement ?
Il y a très certainement, un gros problème de système de santé dans cette région connue pour être la région délaissée du cameroun (c'est la région la plus démunie et la seule région à ne pas avoir de routes goudronnées); mais comment participer à une amélioration sans se substituer au ministère de la santé ?
Jusqu'à présent, nos actions jouent d'une partielle "ignorance" envers les centres de santé, puisque nous posons des cliniques totalement indépendantes, mobiles et en dehors du système camerounais : ce qui est la solution la plus efficace en cas d'urgence, évidemment.

mais aujourd'hui ??
comment aider sans déstabiliser ?
comment apporter notre soutien aux populations réfugiées, souvent mises à l'écart, sans négliger les camerounais, eux-aussi éloignés des centres de santé ?
pourquoi privilégier seulement ces 4 sites fixes, alors que les réfugiés sont éparpillés partout dans la province ?
que fait la population lorsqu'elle tombe malade un des 6 autres jours où nous ne sommes pas présents ?

Bref, nous tentons de prendre du recul, enfermés deux jours par semaine dans une salle paroissiale en haut d'une colline (un lieu parfait qui appelle à la réflexion) et de poser les choses à plat avant la rédaction du nouveau plan d'action qui doit être faite mi octobre...
en une semaine, les choses ont quand même évoluées, puisque la première décision a été d'arrêter nos cliniques d'intervention dans l'Adamaoua, cad des cliniques mobiles, avec moins de matériel et de RH dans des sites encore plus éloignés dans la région au-dessus de celle dans laquelle nous sommes établis.
Il y a évidemment, là bas aussi, beaucoup de besoins, mais depuis peu, une autre organisation médicale est venue s'y installer et nous allons donc leur transmettre nos recommandations.
Voilà un peu l'état d'esprit dans lequel je suis actuellement.
Sachant qu'en parallèle, les activités logistiques continuent (réhabilitation du centre handicapés, constructions diverses et variées, organisation des cliniques mobiles, achats et autres diverses petites choses bien prenantes).
Il y a deux semaines environ, je suis partie pour une semaine avec l'équipe d"intervention" appuyer le ministère de la santé dans sa campagne PEV (programmation élargi de vaccination) pour vacciner les populations dans des villages reculés dans lesquels ils prétendent ne pas avoir accès (problème logistique pour y aller...). chaque jour, nous allions installer un site dans un village différent. ce fut vraiment GENIAL !! une semaine dans des endroits magnifiques, au milieu des villages, en plein cœur de la population ! génial, mais crevant... départ entre 5h30 et 6h30 tous les jours et retour tard le soir... montage de deux tentes énormes tous les matins (démontage le soir), etc. Pour vous donner un ordre d'idée, notre médecin faisait jusqu'à 100 consultations par jour !!! au-delà de 60, il me semble que nous sommes déjà hors normes OMS. Imaginez qu'avant les consultations, il y a une zone de triage où un infirmier détermine si le patient doit ou non consulter... 100 consultations dans des sites où il y a très peu d'habitants, ça fait du monde ! sachant que nous ne prenions que les enfants (vaccination oblige) et leur maman.
Grosses bises à tous,
merci de m'avoir lu jusqu'ici ;)

Caro

samedi 11 octobre 2008

Le Cameroun n'est pas seulement Eto'o

Batouri, le 20 Août 2008

Bonjour à tous,

Je suis, cette fois-ci, plutôt impatiente de vous donner des nouvelles
tant j'ai l'impression que je vais me régaler sur cette mission !

Tout d'abord, la sécurité ne craint pas et je peux donc me balader au
grès de mes envies dans la ville; ce qui change de mes deux précédents
contextes : Kurdistan et Ethiopie.

Ensuite, le projet semble vraiment intéressant et je pense qu'il ne
tient qu'à moi d'être proche des bénéficiaires, car rien, hormis la
barrière de la culture, ne m'empêche de discuter avec eux et de passer
du temps à leurs côtés.

Pour ne pas vous ennuyer, je vais tenter de décrire d'abord l'endroit.

Batouri est une ville à forte population (je croyais qu'il s'agissait
d'un village mais il semble qu'il y ait autour de 400'000 habitants - à
vérifier!) avec des constructions en briques (j'imaginais des huttes en
paille...), un hôpital très charmant (si on oublie que 30% de malades y
décèdent...), des routes en terre battue confortables, etc.

Je m'étais préparée au pire et me retrouve dans une maison fort agréable
louée pour une poignée de pain à un riche négociant en bois (commerce
très fluctuant dans la région : entre RCA - République Centre Africaine
- Cameroun, Congo...), ravi de pouvoir être aussi altruiste et
participer indirectement à nos activités humanitaires. Alors aux
oubliettes les latrines au fond du jardin et le seau d'eau pour faire sa
toilette !!! A moi la salle de bain privée et l'eau chaude à volonté (bon... faut pas exagérer non plus!).

La région est très verte, pleine d'arbres splendides, immensément hauts
!! Je ne m'y suis pas encore aventurée !!

En ville, il y a l'essentiel : deux boutiques tenues par des libanais
(au hasard!) où l'on trouve quelques conserves, du lait NIDO, du savon
Dove, du café Nescafé, etc. mais surtout une boulangerie qui fait du
pain et des croissants ! Il y a quelques bars aussi (très très typiques,
cela va sans dire) et un marché quotidien avec ses produits locaux
évidemment.

Bref, côté confort, tout va bien aussi !

Côté projet maintenant :

Nous travaillons sur plusieurs axes, ce qui rend le projet d'autant plus
intéressant.

Nous sommes arrivés dans l'Est du pays il y a tout juste un an (juillet 2007)
lorsque nous avons été informés d'un mouvement de population venant de
la RCA.

Pour être honnête, la réponse apportée a été tardive... les
réfugiés ont commencé à s'installer dans la région dès janvier 2007. Le
problème, si l'on peut dire, c'est qu'il s'agit d'une population nomade,
appelée Mbororo (que j'ai aussi côtoyée dans le nord de la RDC),
habituée à voyager dans la région pour faire paître ses troupeaux.
Cette ethnie est aussi représentée dans l'Est du Cameroun (des cousins,
en sorte) et habituellement, lorsque ceux de la RCA viennent sur les
terres du Cameroun, ils repartent quelques mois plus tard ; sauf que
cette fois-ci, vu les tensions en RCA, ils ont préféré rester au Cameroun.

C'est pourquoi, tant le HCR (haut commissariat aux réfugiés) que les ONG
internationales ont tardé à répondre.

Aujourd'hui, le HCR traîne toujours un peu les pieds pour enregistrer
les réfugiés, car ils ne sont pas regroupés dans des camps et facilement
identifiables, mais se sont installés un peu partout dans la région,
dans les périphéries des villages et dans les campagnes.

Alors.... que faisons-nous dans une telle situation ?

Et bien c'est très simple : nous avons plusieurs cliniques mobiles
constituées de médecins, infirmiers et autres.

L'une d'entre elles passe à date régulière dans certains villages où les
besoins médicaux sont les plus importants, en particulier pour des
problèmes de malnutrition pour les moins de 5 ans.

En parallèle, nous avons une équipe qui "tourne" dans la région pour
voir l'état de santé de la population, offrir des soins occasionnels et,
le cas échéant, découvrir d'autres réfugiés que nous signalons ensuite
au HCR qui est supposé venir les enregistrer. (l'enregistrement donne
droit à la distribution de nourriture qui réduit la malnutrition... d'où
notre persistance).

Une troisième équipe est spécialisée dans la maladie de Konzo... "Késaco le kônezo
?" C'est une pathologie due à une intoxication au cyanure contenu dans le
manioc amer, mal préparé (les réfugiés ne connaissent pas ce manioc : il
faut apparemment le rincer au moins 3 fois et le faire sécher au
soleil...) et consommé en grande quantité. Cela a pour conséquence de
créer des troubles de la vision et de la parole et surtout de paralyser
les membres inférieurs. Nous attendons une physiothérapeute recrutée par
MSF qui travaillera sur la rééducation de ces malades.

Les malades trop gravement atteints pour être soignés durant les
cliniques mobiles sont transférés à Batouri entre l'hôpital et le centre
de rééducation des handicapés que j'ai visité aujourd'hui (14 sœurs
expatriées aident le centre dont une qui est au Cameroun depuis 50 ans!
quel courage !!)

Puisque nous transférons certains patients, nous avons l'obligation
aussi de leur garantir un soin adéquate ici sachant qu'aucun de notre
personnel ne travaille dans ces deux structures. C'est pourquoi, nous
faisons des travaux de rénovation et de construction (latrines, douches,
buanderie, etc.) qu'il m'est demandé de superviser.

Il y a aussi le volet distribution (savon, moustiquaire, etc.) qui a une
part importante dans notre projet. Il nous arrive de distribuer de la
nourriture lorsque le PAM (programme alimentaire mondial, géré par les
nations unies) tarde trop à répondre (ce qui est à son habitude dans la
région).

Nous allons faire une zone de déchets (qui n'existe pas!) dans l'hôpital
et former le personnel en charge de l'hygiène pour faire le tri (les
déchets organiques, les pointus et tranchants, les chimiques, etc.)

Nous allons aussi construire quelques puits dans la région car l'accès à
l'eau potable pour les réfugiés reste précaire. Nous espérons que Genève
saura faire pression sur d'autres ONG pour venir terminer le volet
"watsan" (eau et sanitation).

Bref, voilà de quoi s’amuser pour les prochains jours ! ça tombe plutôt
bien car j’ai quand même signé pour 7 mois à Batouri !
Je vais m'arrêter là, histoire de vous laisser reprendre votre
respiration et vous enverrai d'autres nouvelles lorsque je serai plus
rodée !

Je termine sur cette magnifique anecdote, gardée précieusement pour la
fin...

Je suis partie lundi matin de Yaoundé pour une longue route vers l'Est.
Le voyage a été long et nous avons terminé notre voyage dans le noir. Je
ne voyais absolument rien aux alentours (les land cruiser ne sont pas
réputés pour leur confort de nuit) et me laissais bercer par les bosses
de la route. Sortant d'un chemin bordé d'arbres gigantesques, un panneau
est apparu, éclairé par les phares, sur lequel il était écrit : Batouri
- Hotel de la Belle Etoile... J'étais arrivée... et merveilleusement
accueillie... je sais que je ne suis pas seule...elle est mon réconfort,
ma force, ma Belle Etoile...


La bise à chacun d'entre vous,

Caro

mardi 24 juin 2008

Fiiq en vidéo

Bonjour à tous,

Je reviens de Fiiq dans le sud-est de l'Ethiopie et je reste quelques jours à Addis Abeba pour finaliser mon travail depuis le bureau de la capitale.

J'ai fait un petit montage vidéo de Fiiq qui offre un aperçu de l'état des routes et permet de mieux comprendre pourquoi nous avons besoin de 8 heures pour faire 200 km (en saison des pluies).



video


Pour ceux que ça intéresse, un petit point géopolitique sur la région Ogaden :

La situation est relativement tendue dans cette région de l'Ethiopie et les expatriés ne sont vraiment pas les bienvenus...

Un rapport a été rendu par Human Rights Watch mi juin qui a été, évidemment, démenti par le gouvernement éthiopien et qui s'intitule : "Crimes de Guerre en Ethiopie";
selon l'organisation, les forces éthiopiennes (EDF) ont frappé et étranglé des civils, brûlé des villages, procédé à des exécutions publiques contre des centaines de personnes soupçonnées soutenir les rebelles.

Les rebelles du Front national de libération de l'Ogaden (FNLO) réclament depuis plus d'une décennie l'autonomie de cette région désertique, qui pourrait contenir d'importants gisements de gaz et de pétrole.

Les forces éthiopiennes ont renforcé leurs opérations dans toute la région après une attaque des rebelles en avril 2007 contre une installation pétrolière chinoise, qui a fait 74 morts.

Le gouvernement est, selon le rapport, responsable de blocus dans la région.
En effet, les routes sont fermées limitant l'approvisionnement en eau et en nourriture pour les villageois et l'aide humanitaire est contrôlée, voire orientée.

Je vous laisse avec ce tableau bien triste d'un autre conflit oublié, en espérant pouvoir vous croiser prochainement ici ou ailleurs...

Caro

mardi 6 mai 2008

Ethiopie - Ogaden

Après le Kurdistan et un court séjour en Ouganda (2 semaines en Avril), je me prépare pour une nouvelle destination : la région de l'Ogaden dans le sud-est de l'Ethiopie et délimitée au nord et à l'est par la Somalie.

L'Ogaden est peu peuplée ; la population est composée de Somalis, un peuple musulman vivant en groupes nomades. La région fut occupée par l'Éthiopie en 1891, et en 1936 intégrée à la Somalie italienne. La région fut occupée, en 1941, par les Britanniques, qui la cédèrent à l'Éthiopie en 1948. Depuis les années 1960, la Somalie conteste les prétentions de l'Éthiopie sur l'Ogaden ; elle a occupé la zone en 1977-1978. Les deux pays ont finalement signé un accord de paix en 1988, mais n'ont pas abandonné leurs revendications vis-à-vis de cette région.



Alors, retour en l'an 2000 pour quelques mois... l'Ethiopie étant sur un autre calendrier dont l'ère de référence est celle d'Annianus d'Alexandrie qui recule la naissance du Christ de 7 ou 8 ans par rapport à celle de Denys le Petit qui avait introduit le calendrier grégorien actuel ; le 11 septembre 2007, les Ethiopiens ont fêté leur entrée dans le 3e millénaire (an 2000).

Pour illustrer ce nouveau voyage, j'ai découvert un photographe appelé Hans Silvester qui, dans la basse vallée de l'Omo, aux confins de l'Ethiopie, du Kenya et du Soudan a photographié des enfants de la tribu des Surma... splendide !


Je ne promets pas d'avoir la possibilité de publier des messages depuis Fiiq (ou Fik), là où je serai basée ; mais dans la mesure du possible, je donnerai des nouvelles !

Danaoualou ! ("au revoir" en Amharique)

Caro